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A propos de rafiQ:


Le GSQ, Gestionnaire Statistique de la Qualité, est un système de traitement de l’information destiné principalement au management de la qualité dans les entreprises de production industrielle. De récentes recherches effectuées par le beii ont montré que ce système s’adapte parfaitement à la problématique de la sécurité routière et cela grâce particulièrement à l’établissement d’un diagramme mettant en adéquation les différents paramètres caractérisant les trafics routiers. Le but recherché dans la conception de ce nouveau système, que nous avons baptisé rafiQ, est de fournir un outil permettant de réduire de manière conséquente et continue les nombres d’accidents et de victimes que ne cessent malheureusement d’enregistrer nos routes. Nous estimons que dès l’adoption de ce système, c'est-à-dire dès les premières actions de correction des défaillances qu’il aura révélées, le nombre d’accidents et le nombre de victimes connaîtront une baisse très importante qui avoisinerait ou dépasserait les vingt pourcent.

L’information qu’il continuera de fournir permettra de poursuivre la réduction, de manière ciblée et continue, des causes d’accident et leurs sombres conséquences.

  

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L’accident de la route, comme tout autre type d’accident, se définit comme « un événement non souhaité, aléatoire et fortuit, qui survient de façon ponctuelle entraînant des conséquences souvent dramatiques pour les usagers et catastrophique pour les matériels.».

Le fait de dire, à propos de la sécurité routière en Algérie, que le facteur humain est responsable des 80% des accidents de la route qui se produisent dans le pays est une fuite en avant et ne peut en aucun cas contribuer à lutter contre cette calamité. Quel que soit le degré de l’imprudence commise par le conducteur et quel que soit le degré de gravité de l’accident qui en découle, la responsabilité ne doit en aucun cas incomber systématiquement et  entièrement à ce conducteur, mais doit obligatoirement remettre en cause le dispositif de la prévention routière en vigueur. Cet état des choses n’est de toute évidence pas approprié à cette définition universelle de l’accident de la route ; il faut plutôt se dire que dans plus de 99% des cas, l’être humain en est la victime.


On ne peut tout de même pas considérer, humainement parlant comme responsable ce père qui a vu ces cinq enfants périr dans l’accident de la voiture qu’il conduisait, et cela quelle que soit l’imprudence qu’il ait pu commettre ; cela s’était passé dans la wilaya de Tiaret (TSA, 16/07/2012) ; ou imputer l’entière responsabilité de cet accident qualifié de terrible et qui a fait neufs morts et onze blessés à El-Aricha dans la wilaya de Tlmcen (Liberté,31 Août 2013), et ce, quelles que soient les fautes qu’on pourrait faire endosser à l’un ou à l’autre des conducteurs.


L’accident de la route est l’événement dont les conséquences sont les plus disproportionnées comparées aux causes qui l’ont provoqué. L’exemple de cette femme qui, pour s’être assoupi quelques secondes au volant de sa voiture, a perdu son jeune enfant suite au renversement de celle-ci, est particulièrement parlant. Aucun tribunal ne saurait infliger un châtiment aussi sévère que cette mère endure en se reprochant sa négligence et sa responsabilité dans la mort de son enfant.


On ne peut d’autre part, prétendre réduire le nombre d’accidents de la route en usant seulement de la répression vis-à-vis des conducteurs des véhicules. Comment peut-on imaginer que les menaces d’amendes aussi chères soient-elles, de retrait et de suspension de permis de conduire, d’emprisonnement, etc., peuvent avoir un quelconque effet sur ces conducteurs, alors qu’une menace, mille fois plus sévère, qui est le spectre de la mort elle-même,  quotidiennement brandie par la route à leur encontre n’a pas réussi à réduire le nombre toujours croissant des accidents.


Les conducteurs susceptibles de provoquer des accidents, il ne faut tout de même croire qu’il n’en existe pas, doivent être repérés avec pertinence et surtout interpelés avant que l’irréparable soit fait.

 

Il ne faut pas enfin se limiter à indiquer, dans les bilans périodiques, les nombres de décès, de blessés et d’accidents mais comptabiliser aussi le nombre de chauffeurs sanctionnés car il faut les considérer dans ces conditions comme victimes au même titre que les autres.

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